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Covid-19 : aides et conseils pour les livreurs des plateformes

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L'épidémie de coronavirus (Covid-19) a des conséquences désastreuses pour l’économie, et notamment pour les livreurs des plateformes, comme Uber Eats, Deliveroo ou Stuart, qui ne bénéficient pas des mêmes droits que des salariés. Ils sont parfois obligés, pour des raisons financières, de continuer à travailler malgré les risques. Voici donc quelques conseils pour faire au mieux en cette période.

Photo du Covid-19

Conseils Sani­taires

Le meilleur des conseils et le plus évident : si vous le pou­vez, res­tez chez vous. Plu­sieurs cour­siers sont déjà tom­bés malades mal­gré le res­pect des conseils sani­taires don­nés par le gou­ver­ne­ment et les pla­te­formes, ces conseils ne sont donc pas infaillibles.

Si vous choi­sis­sez de conti­nuer à livrer mal­gré tout, soyez strict quand au res­pect de ces conseils : en livrant, vous ne vous expo­sez pas seule­ment vous-même au virus, vous pre­nez le risque d’être un fac­teur de dif­fu­sion. Impo­sez-vous de res­pec­ter en per­ma­nence les gestes bar­rière pré­co­ni­sés par le gou­ver­ne­ment, ain­si que les conseils sui­vants plus spé­ci­fiques à notre activité.

Gar­dez à l’esprit que la livrai­son sans contact est désor­mais obli­ga­toire, et ce quelle que soit la pla­te­forme. Vous devez, au res­tau­rant, ouvrir votre sac pour que le res­tau­ra­teur y dépose lui-même la com­mande. Puis, chez le client dépo­ser votre sac ouvert sur le pas de la porte pour qu’il y récu­père sa com­mande. À chaque étape, tenez-vous tou­jours, en per­ma­nence, à au moins un mètre de dis­tance des autres livreurs qui attendent leur com­mande, à au moins un mètre du res­tau­ra­teur, et à au moins un mètre du client. Même quelqu’un qui ne pré­sente aucun symp­tôme peut tout à fait être por­teur du virus et donc le pro­pa­ger autour de lui.

Ne négli­gez pas l’importance des équi­pe­ments de pro­tec­tion indi­vi­duelle (EPI). Por­tez des gants (en latex ou en nitrile de pré­fé­rence, les gants de vélo ou de moto ne pro­tègent pas des virus). Chan­gez-en le plus sou­vent pos­sible, et au moins toutes les heures. Entre chaque chan­ge­ment, lavez-vous les mains avec du gel hydro­al­coo­lique ou bien, si vous n’en avez pas, vous pou­vez pré­voir de par­tir tra­vailler avec une bou­teille d’eau savon­neuse et une bou­teille d’eau claire pour se rin­cer les mains. Por­tez un masque FFP2 a mini­ma : les masques FFP1, les écharpes, mou­choirs, etc… vous pro­té­ge­ront des pous­sières, mais abso­lu­ment pas des virus. Res­pec­tez la durée de vie des masques jetables (de 4 à 8 heures selon les modèles) : au-delà, leur effi­ca­ci­té n’est plus garan­tie. Vous trou­ve­rez sur ce site des expli­ca­tions plus détaillées sur les masques de protection.

En cas de symp­tômes (toux, fièvre, fatigue…), ne pre­nez pas d’anti-inflammatoires comme l’ibuprofène ou la cor­ti­sone, qui sont sus­cep­tibles d’aggraver l’infection. Res­tez chez vous et appe­lez votre méde­cin ou télé-consul­tez.

Aides dis­po­nibles

En cette période, il existe deux types d’aides : celles des pla­te­formes et celles de l’état.

Aides des plateformes 

Il existe des aides finan­cières four­nies par cer­taines pla­te­formes ou leurs assu­rances par­te­naires. Deli­ve­roo, Uber Eats et Stuart pro­posent par exemple de rem­bour­ser jusqu’à 25 € de pro­duits sani­taires (gels, masques, …) sous cer­taines conditions :

  • Pour Uber Eats, avoir réa­li­sé au moins une course depuis le 4 mars. Plus d’info sur ce site ;
  • Pour Deli­ve­roo, avoir réa­li­sé au moins une course sur les 14 jours pré­cé­dents la demande, puis envoyer la demande de rem­bour­se­ment à cette adresse ;
  • Pour Stuart, avoir réa­li­sé au moins une course depuis le 16 mars, puis envoyer la demande à cette adresse ;
  • You2You, qui a fer­mé depuis le 17 mars, a mis en place une biblio­thèque de res­sources et pro­pose des ren­dez-vous per­son­na­li­sés pour se faire accom­pa­gner durant cette crise.

Deli­ve­roo pro­pose éga­le­ment la prise en charge d’une télé­con­sul­ta­tion sur Qare, de même qu’une indem­ni­sa­tion en cas de conta­mi­na­tion par le virus. Cette indem­ni­sa­tion existe éga­le­ment avec Uber Eats : tous les détails sont dis­po­nibles sur le blog Deli­ve­roo et dans la FAQ d’U­ber.

Aides de l’état 

Il existe éga­le­ment d’autres aides finan­cières qui relève plus du sta­tut que de la pla­te­forme pour laquelle on travaille.

Le gou­ver­ne­ment a par exemple annon­cé la créa­tion d’un Fonds de soli­da­ri­té pour les indé­pen­dants, per­met­tant de tou­cher une aide de 1 500€. 

Il est aus­si pos­sible, pour tous, de deman­der une aide finan­cière auprès du Fonds d’Action Sociale. Cette pro­cé­dure requiert de four­nir plus de docu­ments et de preuves des dif­fi­cul­tés ren­con­trées, mais elle est ouverte sans condi­tion pré­cise de baisse de chiffre d’affaire. Le for­mu­laire, dis­po­nible à cette adresse, est à trans­mettre à votre URSSAF.

L’URSSAF pro­pose éga­le­ment le report du paie­ment des coti­sa­tions sociales. Pour cela, il suf­fit de se rendre sur son espace autoen​tre​pre​neur​.urs​saf​.fr, rubrique mes­sa­ge­rie, pour expli­quer les dif­fi­cul­tés ren­con­trées et deman­der le report des coti­sa­tions. Atten­tion, il s’agit bien d’un report et non d’une remise : le paie­ment sera tou­jours dû, même s’il peut être éche­lon­né sur les mois suivants.

Si vous êtes tes­té posi­tif au Covid 19 et qu’un arrêt mala­die vous est pres­crit par un méde­cin de votre Agence Régio­nal de San­té (ARS), vous pou­vez pré­tendre au ver­se­ment d’indemnités jour­na­lières par la sécu­ri­té sociale, dès le pre­mier jour d’arrêt (le délai de carence, habi­tuel­le­ment de sept jours pour les indé­pen­dants, est sup­pri­mé dans ce cas).

Enfin, vous trou­ve­rez de nom­breux conseils détaillés sur les aides dis­po­nibles, sur le site inde​pen​dants​-coro​na​vi​rus​.info.

N’oubliez pas que l’épidémie et la situa­tion évo­luent chaque jour, très rapi­de­ment : il est donc impor­tant de se tenir infor­mé régu­liè­re­ment, par exemple en rejoi­gnant notre groupe Face­book ou vous abon­nant gra­tui­te­ment à notre news­let­ter.