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Premier shift : les bases du métier

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Plateformes comparées, inscriptions validées, vélo et matériel choisis. Vous voilà prêt pour votre première connexion : mais qu'est-ce qui vous attend ? Petit aperçu d'un shift type.

Les bases du métier de coursier à vélo

Avant de faire votre pre­mier shift #

Avant de com­men­cer un shift, c’est-à-dire une période de connexion, il faut s’as­su­rer de pou­voir le ter­mi­ner. Donc, vous devriez par­tir avec un télé­phone char­gé au maxi­mum et une bat­te­rie externe ; atten­tion en hiver, le froid fait se déchar­ger les bat­te­ries beau­coup plus rapi­de­ment qu’en usage « normal ».

En tant que bon cour­sier à vélo, il faut éga­le­ment pré­voir quelques outils pour des répa­ra­tions basiques. À mini­ma une chambre à air, une pompe, des démonte-pneus, éven­tuel­le­ment de quoi démon­ter les roues s’il n’y a pas d’at­tache rapide. Les cre­vai­sons ne sont pas quo­ti­diennes mais elles res­tent fré­quentes en ville. De plus, il est tou­jours frus­trant de devoir ren­trer chez soi en avance à cause d’un clou ou d’un bout de verre mal anti­ci­pé. Pre­nez aus­si de quoi vous hydra­ter car vous vous lan­cez dans un sport autant que dans une profession !

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Une fois par­ti et avant de se connec­ter, il peut être ras­su­rant de dis­cu­ter avec des cour­siers plus expé­ri­men­tés. Selon les villes, il peut exis­ter des places où se ras­semblent les cour­siers avant de com­men­cer, ou en attente de courses. N’hé­si­tez pas à véri­fier sur notre groupe Face­book si des cour­siers de votre ville ont abor­dé le sujet.

À part pour Uber Eats avec qui les horaires de connexion sont tota­le­ment libres, les pla­te­formes uti­lisent des sys­tèmes de plan­ning : une fois enga­gé sur un cré­neau, il est donc pré­fé­rable de s’y connec­ter du début à la fin. Des retards ou temps de pause peuvent être tolé­rés sans que cela n’im­pacte les sta­tis­tiques ou la rému­né­ra­tion. Les règles varient selon les pla­te­formes : là encore, les détails par pla­te­forme se trouvent dans le groupe Face­book.

Une fois connec­té #

Que ce soit pour Uber Eats, Deli­ve­roo, Stuart, Frich­ti ou You2You, l’u­sage des appli­ca­tions de la food­tech est très simple et intui­tive. Un bou­ton « ON » pour pas­ser en ligne.

Puis, quand une com­mande arrive, il suf­fit d’ap­puyer sur « Accep­ter » (ou de glis­ser dans le cas de Deli­ve­roo). L’a­dresse du res­tau­rant s’af­fiche, il faut donc s’y rendre aus­si­tôt. En arri­vant, il suf­fi­ra d’an­non­cer son numé­ro de com­mande, ou le nom du client dans le cas d’U­ber Eats. Cer­tains res­tau­rants affichent des ins­truc­tions de récu­pé­ra­tion : attendre devant, ne pas lais­ser le vélo sur la ter­rasse, s’an­non­cer au comp­toir, etc.

Il est tou­jours mieux de res­pec­ter les ins­truc­tions du res­tau­rant pour ne pas per­tur­ber le service.

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Inter­faces de Deli­ve­roo (gauche) et Uber Eats (droite)

La com­mande ne sera pas for­cé­ment prête aus­si­tôt, le res­tau­rant peut en avoir d’autres à pré­pa­rer. Dans tous les cas, il convient de res­ter cour­tois car les res­tau­ra­teurs ne sont pas à notre ser­vice exclusif !

Si l’at­tente est vrai­ment exces­sive, il est pos­sible de se désas­si­gner de la com­mande pour rece­voir une autre course. Dans ce cas, le dépla­ce­ment, pour rien, jus­qu’au res­tau­rant n’est pas payé.

L’attente ne dépas­se­ra pas, dans la plu­part des cas, les dix minutes. Au-delà, assu­rez-vous que le res­tau­ra­teur est bien au cou­rant de votre pré­sence et que votre com­mande est bien en pré­pa­ra­tion : si ce n’est pas le cas, pré­ve­nez-le que vous vous désas­si­gnez pour pou­voir aller cher­cher une autre com­mande. Les res­tau­ra­teurs savent que nous sommes payés à la course et sau­ront se mon­trer com­pré­hen­sifs si vous ne pou­vez pas attendre.

Une fois la com­mande char­gée, l’a­dresse du client s’af­fiche avec un iti­né­raire pro­po­sé. En aucun cas cet iti­né­raire n’est impo­sé, et s’il emprunte des axes dan­ge­reux ou impra­ti­cables, il vaut mieux faire des détours. Au fur et à mesure des shifts et avec une bonne connais­sance de sa ville, on retient vite par où pas­ser et le GPS finit par deve­nir facultatif.

Rien ne vaut une bonne connais­sance de votre ville pour être le plus effi­cace possible.

D’ex­pé­rience sur plu­sieurs mil­liers de courses, les pour­boires repré­sentent envi­ron 2% des reve­nus. Ça peut sem­bler peu, mais à la longue, ça fait la dif­fé­rence ! Pour aug­men­ter un peu ses reve­nus, il fau­dra donc être le plus agréable pos­sible avec le client : avoir le sou­rire, sou­hai­ter un bon appé­tit et une bonne journée/​soirée.

Ça parai­tra évident pour la plu­part des tra­vailleurs en contact avec des clients. Et pour­tant, on voit trop sou­vent des cour­siers jeter leur com­mande au client comme si ça les déran­geait d’a­voir péda­lé jusque là ! Il ne faut pas oublier que nous avons du tra­vail parce qu’il y a des com­mandes et que les clients ne conti­nuent de com­man­der que lors­qu’ils sont satis­faits du ser­vice.

Et en cas d’im­pré­vu pen­dant votre shift ? #

Les petits sou­cis maté­riels ne devraient pas être des pro­blèmes. Quand on fait de son métier la livrai­son à vélo, une cre­vai­son ou une chaîne qui déraille ne devrait pas empê­cher de repar­tir. En cas de plus gros pépin, si la répa­ra­tion n’est pas pos­sible immé­dia­te­ment, il faut pré­ve­nir le sup­port qui indi­que­ra la marche à suivre selon la situa­tion (en route ou non vers un res­tau­rant, com­mande en cours de livrai­son ou pas …)

Si le client ne répond pas à l’in­ter­phone ou n’a pas indi­qué son nom, il faut l’ap­pe­ler. S’il ne répond pas non plus au télé­phone, il faut lais­ser un mes­sage sur le répon­deur et pré­ve­nir le sup­port. On consi­dère géné­ra­le­ment qu’on doit attendre dix minutes avant de repar­tir : si pas­sé ce délai vous n’avez pas réus­si à joindre le client, et que le sup­port non plus, vous pou­vez repar­tir avec la com­mande. De quoi se ras­sa­sier en fin de shift, ou faire un beau geste envers des per­sonnes à la rue qui n’ont rien à manger.

Atten­tion, afin d’être payé(e) pour la course, il est impor­tant de res­pec­ter les pro­cé­dures de chaque pla­te­formes lorsque vous n’ar­ri­vez pas à joindre le client.

En cas d’ac­ci­dent de la route, s’il y a des dégâts maté­riels et/​ou cor­po­rels, il faut tout de suite prendre les coor­don­nées des per­sonnes impli­quées et faire un constat amiable pour les assu­rances. Évi­dem­ment, appe­ler les secours (112, 15 ou 18) en cas de besoin, cela va de soi. Si vous êtes en état de repar­tir (et le vélo aus­si), vous pou­vez finir ou non votre shift selon votre res­sen­ti (ver­tiges, douleurs …).

Dans tous les cas, si une livrai­son était en cours, il faut impé­ra­ti­ve­ment pré­ve­nir. Si vous ne pou­vez pas la ter­mi­ner, vous devez appe­ler le sup­port. Si vous pou­vez livrer la com­mande, pré­ve­nez le client de votre retard. De plus, si la com­mande n’est plus en état d’être livrée, aver­tis­sez le sup­port qui vous dira quoi faire.

Les pla­te­formes four­nissent gra­tui­te­ment, en par­te­na­riat, notam­ment avec Axa, des contrats de res­pon­sa­bi­li­té civile (RC Pro) et de com­plé­men­taire san­té. Les contrats de res­pon­sa­bi­li­té civile vous couvre dans le cas où vous com­met­triez acci­den­tel­le­ment des dom­mages à un tiers (voi­ture mal garée, vitrine de res­tau­rant, pié­ton ren­ver­sé, etc.). Les com­plé­men­taires san­té vous couvrent uni­que­ment sur les dépenses de san­té liées à un acci­dent pen­dant une course.

À l’aide de notre com­pa­ra­tif, voyez quelles assu­rances pro­posent les pla­te­formes. Nous vous aidons aus­si à bien com­prendre la sécu­ri­té sociale, les com­plé­men­taires et les assu­rances.

Contrai­re­ment à une mutuelle per­son­nelle, ces contrats ne per­mettent donc pas cer­tains rem­bour­se­ments : visite chez un géné­ra­liste, lunettes etc. Par consé­quent, ces contrats four­nis par les pla­te­formes sont donc répu­tés être très insuf­fi­sants et n’indemniseront pas for­cé­ment tous les acci­dents d’un cour­sier à vélo. Il peut donc être utile de sous­crire soi-même à une mutuelle san­té adap­tée à l’activité, en complément.

Et après votre pre­mier shift ? #

Une fois ren­tré, si vous n’é­tiez pas jusque là habi­tué aux efforts phy­siques pro­lon­gés, pro­fi­tez bien de vos cour­ba­tures … Avec le temps, on s’ha­bi­tue à rou­ler tous les jours, plu­sieurs dizaines de kilo­mètres par jour. Une bonne hydra­ta­tion et des éti­re­ments pour­ront vous aider à repar­tir plus vite sur votre second shift.

Vous pou­vez aus­si regar­der du côté de notre clas­se­ment d’é­qui­pe­ments éta­bli par la com­mu­nau­té afin de mieux vous équi­per pour vos pro­chains shifts.